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Dinosaure, Pterodactyl, Brontosaure, Tyranosaure ,Spinosaurus, Velociraptor , Triceratop |
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Découvert en 2002, l'incisivosaure possède des dents qui ressemblent à celle d'un rongeur. Etonnant car ce dinosaure appartient à la famille carnivore des oviraptors. On en sait peu sur lui : seuls un crâne et une vertèbre ont été retrouvés pour l'instant.
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L'ankylosaure était une véritable armure sur pattes : des plaques osseuses et des épines recouvraient son dos et sa queue. En remuant cette dernière, équipée d'une lourde "massue" d'os à son extrémité, l'ankylosaure pouvait briser les pattes de ses attaquants.
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Le tricératops est un des dinosaures les plus célèbres. Il faut dire que son crâne robuste s'est bien fossilisé et a été retrouvé en de nombreux sites, faisant la joie des paléontologues. Imaginez déterrer une tête de 2 m de long, munie de cornes de plus de 1 m...
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Le dryosaure était très répandu il y a 200 millions d'années. Ce petit dinosaure mesurait seulement 4 mètres de long ! Cible de nombreux prédateurs, le dryosaure n'avait qu'un moyen de défense : la fuite. Heureusement, il courait vite.
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L'allosaurus est la version miniature du T. Rex. De tout de même 3 tonnes ! Ce redoutable chasseur possédait 3 griffes acérées à chaque patte et 70 dents, qui repoussaient immédiatement si l'animal en perdait une.
Le tylosaure n'était pas un dinosaure mais un reptile marin de 8 m de long, contemporain des dinosaures, il y a 200 millions d'années.
Ce prédateur se nourrissait aussi bien de poissons que de tortues et même… de dinosaures.
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![]() Selon une étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, les premiers dinosaures volants planaient d'arbre en arbre et étaient équipés non pas d'une, mais de deux paires d'ailes. Le microraptor, un ancêtre de l'oiseau, était capable de parcourir quarante mètres dans les airs en ondulant, grâce à de longues plumes sur ses membres supérieurs et inférieurs qui lui servaient d'ailes.
Le microraptor était un dinosaure de la taille d'une poule, qui vivait il y a environ 125 millions d'années. Il était couvert de plumes et possédait des ailes sur les membres antérieurs mais aussi sur ses pattes arrière. Contrairement à une première idée qui laissait penser que le microraptor étendait ses quatre membres, planant avec deux ailes à l'avant et deux ailes à l'arrière, cette nouvelle théorie tend à démontrer que le microraptor repliait ses pattes sous lui, de sorte que les ailes arrière étaient en fait les ailes inférieures (comme les premiers avions biplans).
Les deux auteurs de l'étude, Sankar Chatterjee, chercheur de la Texas Tech University et Jack Templin, ont utilisé une simulation par ordinateur pour comprendre le vol du microraptor. Ils viennent de publier une analyse aérodynamique dans les PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) pour démontrer que la seconde paire d'ailes est plus efficace en position inférieure car la traînée est plus faible
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Echelle des temps Géologiques
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L'extinction des dinosauresLa météorite de Chicxulub n’est pas responsable de la morest des dinosaures
Presque 15 ans après la découverte du cratère de Chicxulub dans le Yucatan, il ne semble plus raisonnable de remettre en question la théorie de la chute d’une météorite. Et pourtant, certains chercheurs trouvent cet événement encore insuffisant pour expliquer la crise biologiques de la fin du Mésozoïque, comme si la météorite n’avait fait qu’achever un monde déjà fortement perturbé par d’autres catastrophes comme de gigantesques éruptions volcaniques. Une équipe de géologues et paléontologues américains dirigée par Gerta Keller reste aujourd’hui persuadée que la chute de la météorite à l’origine du cratère de Chicxulub n’est pas responsable de la crise K/T puisqu’elle aurait heurté la Terre bien avant cette date fatidique de 65 millions d’années. Gerta Keller remet également en question l’existence d’incendies et du tsunami géant provoqués par le choc météoritique puisqu’elle n’en retrouve aucune trace dans l’enregistrement géologique. Gerta Keller a étudié dans le golfe du Mexique, les couches sédimentaires situées entre les niveaux à microtectites (dépôt témoin des retombées de l’impact et considéré par les impactistes comme une « tsunamite »). Dans ce niveau « intermédiaire », elle a relevé des traces laissées par des animaux fouisseurs (crabes, vers), preuves d’une sédimentation lente et réduite. Autrement dit ces sédiments se seraient déposés sur une longue durée après l’impact et bien avant la grande vague d’extinction.
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Spinausorus
Tyranosaure
¤ Etymologie du nom: "reptile épineux" ¤ Position dans la classification: Spinosaurinae ¤ Eres géologiques: Crétacé inférieur-supérieur (112-90 MA.) ¤ Taille estimée: jusqu'à plus de 17 m de long selon Buffetaut ¤ Poids estimé: 7 tonnes, voir 9 tonnes ¤ Régime alimentaire: Carnivore, piscivore, peut-être charognard ¤ Répartition géographique: Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Egypte, Niger, Tunisie) ¤ Découvert en: 1912
Pour commencer, c'est un énorme dinosaure et probablement le plus long de tous les Théropodes (groupe qui comprend tous les dinosaures carnivores, y compris le T.rex). Comme il était bâti assez légèrement, il n'était pas aussi gros que les Tyrannosaurus et les autres dinosaures carcharodontosaurin Des épines de 2 mètres de long s'élançaient de la colonne vertébrale du Spinosaurus, ce qui lui faisait une hauteur de 4 mètres en comprenant les épines. Elles étaient probablement recouvertes de peau, formant une voile. Mais si Spinosaurus avait la voile dorsale la plus haute, il n'était pas le seul à en posséder: parmi les autres Théropodes, on trouve Acrocanthosaurus et Becklespinax; parmi les herbivores, Ouranosaurus et Rebbachisaurus en étaient pourvus. Cette voile rappelle celle des Pélycosaures Dimétrodon et Edaphosaurus, reptiles mammaliens beaucoup plus anciens et sans rapport avec Spinosaurus.
Structure étrange, la voile du Spinosaure intrigue encore les paléontologues quant à sa fonction. Du fait de sa grande taille, elle montre que le Spinosaurus ne s'attaquait pas à de grands dinosaures: les supports osseux qui la renforçaient n'auraient pas résisté. Si Spinosaurus était ectotherme (" à sang froid "), elle aurait pu servir de régulateur thermique primitif, puisqu'elle devait représenter une surface très importante et vascularisée: placée face au vent pour se refroidir ou face au soleil pour se réchauffer, un peu comme les énormes oreilles des éléphants actuels. Ainsi, Spinosaurus pouvait se réchauffer rapidement aux premières heures du matin et être prêt à chasser bien avant ses proies bien plus lentes, s'il s'attaquait aux autres reptiles à sang froid. Ou alors, cette voile servait de signal sexuel. Aujourd'hui en effet, le basilic, un lézard de l'Amérique tropicale, et le dragon aquatique possèdent bien une voile dorsale et l'utilisent comme accessoire de parade. Dans ce cas-là, la voile du Spinosaurus devait être très colorée pour être vue de loin et attirer l'attention des femellles. Les deux théories sont compatibles, mais alors que Spinosaurus vivait en Afrique de l'Ouest, un dinosaure herbivore bipède possédant aussi une grande voile dorsale habitait également la région, Ouranosaurus (découvert par le paléontologue français Philippe Taquet). On peut donc penser avec raison que les facteurs climatiques devaient influencer le développement de ces structures. La voile osseuse devait augmenter considérablement le poids du Spinosaure, estimé à 6 tonnes environ, comparable à celui du célèbre Tyrannosaurus Le paradoxe du Spinosaurus Sa dentition typiquement carnivore était formée de nombreuses petites dents rectilignes. Cette tête crocodilienne et ces dents minuscules ressemblent à celles du Baryonyx, ce qui nous laisse supposer que le Spinosaurus lui aussi, mangeait des poissons d'eau douce, les embrochant sur ses dents fines et aiguisées. Mais une voile thermorégulatrice n'est utile que dans des régions chaudes et sèches, où, justement, les poissons devaient être rares... A moins qu'il ait vécu dans des régions de type mangrove, estuaire,... Un aussi gros animal aurait-il pu survivre avec un régime exclusivement piscivore? Le Spinosaure devait peut-être adapter son régime en fonction des saisons. De plus, bien que très ressemblant à Baryonyx, Spinosaurus semble avoir eu beaucoup moins de dents, ce qui pourrait signifier qu'il se nourissait essentiellement de charognes. Malheureusement, le plus beau spécimen de Spinosaurus que nous possédions a été détruit pendant la seconde Guerre Mondiale lors d'un bombardement du musée allemand qui les conservait! Les bras de Spinosaurus étaient plus longs que la normale chez les grands Théropodes. Il aurait passé une partie du temps à quatre pattes, position inhabituelle chez les carnosaures bipèdes.
Il existe deux espèces connues du genre Spinosaurus: Spinosaurus ægyptiacus et S. maroccanus, qui, comme leur nom l'indique, ont été retrouvé respectivement en Egypte et au Maroc.
Velociraptor
Diploducus
Triceratop
Le Tyrannosaurus est le dinosaure le plus connu! Sa féroce réputation de plus méchant carnivore de tous les temps exerce, il est vrai, une certaine fascination. En effet, les gueules de babouins ou des tigres sont effrayantes, alors qu'elles n'ont que 4 canines. Imaginez maintenant une gueule garnie uniquement de dents en forme de poignard d'environ 20cm de longueur, aux bords crénelés... Vous seriez tout simplement en face d'un Tyrannosaure... Son profil est donc célèbre: énorme carnivore bipède, avec de petits bras, une queue suffisamment longue pour lui servir de balancier,... Ses bras paraissent ridiculeusement petits par rapport au reste du corps: si courts (75cm) qu'ils ne peuvent atteindre le menton; on pense qu'ils lui servaient à se relever lorsqu'il était couché sur le ventre, ou à agripper ses proies. Mais il y a une autre hypothèse, plus probable: au cours de l'évolution, ces membres antérieurs se seraient progressivement atrophiées au sein des ancêtres des T.rex, ce qui permettrait de compenser l'énorme poids de la tête et éviter le déséquilibre. Ses mains étaient munies de deux doigts griffus et à ses pieds, on retrouve trois énormes griffes plus une toute petite, vestigiale, à l'arrière du pied, sans fonction particulière. D'ailleurs, les premières illustrations des Tyrannosaurus sont fausses: elles les représentent marchant sur uatre doigts aux pattes postérieures. Pour supporter un poids de près de 10 tonnes, les jambes du Tyrannosaure étaient des montagnes de muscles. Ainsi, côté puissance, elles ressemblaient à celles de l'éléphant, mais concernant leur organisation, elles sont plutôt comparables à celles de l'autruche: même nombre d'orteils, même façon de se déplacer. Le tyrannosaure marchait ainsi sur la pointe des pieds au lieu de marcher sur les talons comme nous. Et sans être aussi rapide que l'autruche, on pense qu'il pouvait au moins atteindre la vitesse de 25km/h. C'est en tout cas ce que semblent confirmer des traces d'empreintes retrouvées, dont plusieurs mesurent 75cm en longueur et 45cm en largeur... Ses enjambées devaient donc faire à peu près 3,75m!
Très intelligent pour un dinosaure, sa technique de chasse était très élaborée. Il chassait en bandes et ne tuait parfois que pour s'amuser... Pour être sûrs de capturer leurs proies, les Vélociraptors commençaient par l'encercler doucement. Puis un Velociraptor se montre devant son futur repas, qui ne se doute pas que le reste de la troupe le surveille de chaque côté... En un instant, une horde de Vélociraptors affamés bondissent alors sur la proie. Chaque Vélociraptor dispose d'une griffe rétractile de 15cm de long à chaque patte, d'un museau aplati avec des rangées de dents acérées... Ainsi, on peut s'imaginer les Vélociraptors se tenant sur une patte arrière, attaquant avec l'autre, utilisant leur queue comme balancier pour s'équilibrer et enfonçant leurs griffes dans les chairs de la victime. Dans ces conditions, inutile de vous dire que les proies avaient très peu de chances d'en réchapper, quand elles n'étaient pas tuées d'un seul coup! Et pour en rajouter, ces prédateurs très agiles étaient également bien adaptés à la course: certains scientifiques pensent qu'il pouvait aller jusqu'à 60km/h! Il chassait dans les forêts du Crétacé des petits mammifères et des dinosaures herbivores: Tylocéphale, Oviraptor (le dinosaure voleur d'œufs), Protocératops (un dinosaure cératopsien à collerette courte), Saurolophus (un dinosaure bec de canard)...
Avant la découverte du Vélociraptor en Mongolie en 1922, les scientifiques pensaient que les dinosaures, trop lourds, étaient lents et stupides. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... Les récentes découvertes ont également permis de revoir l'apparence de ce dinosaure: comme ce dessin (où la position des mains est mal représentée), sa peau était en fait recouverte d'un duvet, peut-être les prémices des plumes des oiseaux. Tous les oiseaux sont en effet les descendants des dinosaures Théropodes.
Le Diplodocus appartient au groupe des Sauropodes, groupe qui ne s'est spécialisé ni dans la mastication des végétaux, ni dans la locomotion, où ils étaient plutôt lents à cause de leur poids. Malgré cela, leur succès ne se dément pas et ce n'est pas un hasard si le Diplodocus fut l'un des premiers dinosaures découverts et le premier à être reconstitué: la taille des Sauropodes impressionne et impose le respect, tout comme leur répartition sur presque toute la surface de la Terre et pendant plus de 100 millions d'années La découverte des premiers os du Diplodocus remonte à l'année 1877, quelques années seulement après l'invention du mot "dinosaure" ('Reptiles terribles') par Richard Owen, pour désigner des animaux complètement différents de tout ce qui était connu jusque là. La fin du 19e siècle est en effet une période faste pour les dinosaures, qui commencent déjà à fasciner les chercheurs et le public; on assiste alors à une véritable "ruée vers l'os", avec la concurrence entre les équipes de deux célèbres paléontologues américains: Edward Drinker Cope et Othniel Charles Marsh, qui décrivit en 1878 un nouveau dinosaure qu'il baptisa Diplodocus longus. Le nom Diplodocus ("à la double poutre") fait référence à l'aspect inhabituel des os chevrons situés en-dessous des vertèbres de la queue: ils avaient la forme de deux petites poutrelles - ou deux patins - ce que l'on croyait être un caractère unique à Diplodocus, mais qui est aussi présent chez des dinosaures plus récemment découverts: Apatosaurus et Cetiosauriscus. Ces os assurent une protection des vaissaux sanguins et des tissus du dessous de la queue. Les premiers squelettes en connexion de Diplodocus furent découverts en 1899 au Wyoming (Etats-Unis) et depuis, la quasi-totalité des os a été découverte, ce qui a permis de faire des études très précises sur ce dinosaure. En voyant ce représentant des Sauropodes, on pourrait penser qu'il était lourdement bâti, lui donnant un air pataud. Au contraire, le squelette du Diplodocus est allégé à l'extrême. Ainsi, on peut dire que, comparé aux autres Sauropodes, Diplodocus a une taille de guêpe... Pour près de 30 mètres de long, il ne pèse que 10 tonnes, ce qui représente seulement 1/8e du poids du Brachiosaurus et 1/3 de celui de l'Apatosaurus, alors que ces deux dinosaures sont moins longs! Les Vertèbres sont un élément-clé de l'allègement du squelette, puisqu'elles sont pratiquement creuses. Les tiges osseuses restantes sont suffisamment solides pour supporter la grande charpente de l'animal Un squelette bien conservé attribué au Diplodocus a été retrouvé dans le Wyoming au début du XXe siècle, grâce à une expédition financée par le milliardaire américain Andrew Carnegie. Plusieurs moulages de ce squelette sont ainsi répartis dans 8 musées du monde, dont celui de Paris. Partout, ces moulages firent sensation face au public, participant à la popularité de ce dinosaure et provoquant le début d'une véritable dinomania, qui se poursuit toujours...
Malheureusement, ce spécimen original était incomplet. Pour terminer les moules, les scientifiques de l'époque se sont donc débrouillés avec les moyens du bord. Ils ont tout simplement complété les os manquants par ceux d'autres dinosaures. Ainsi, tous les moules originaux de ce spécimen possèdent en fait les pieds du dinosaure Camarasaurus, un contemporain du Diplodocus... On sait aujourd'hui que, contrairement à ce que montrent ces moulages, le Diplodocus possédait en fait un seul orteil (le doigt intérieur) muni d'une seule griffe et non 3. Les autres orteils devaient présenter des coussinets arrondis, probablement cornés, comme les éléphants actuels. Peut-être le Diplodocus avait-il l'habitude de se redresser sur ses pattes arrières, sa queue posée au sol pour se stabiliser. Cette posture acrobatique devait être assez coûteuse en énergie; il est donc plutôt probable qu'elle ne lui servait qu'en cas de nécessité, pour se défendre face à un prédateur par exemple. Sa queue pouvait alors l'aider en lui servant de fouet. En effet, les derniers mètres de la queue sont formés de dizaines de toutes petites vertèbres d'environ 30 mm de diamètre. Ainsi, lorsque le Diplodocus agitait la queue, l'extrémité se déplaçait à des vitesses supersoniques et claquait comme un fouet. Trop fragile cependant pour infliger des blessures aux adversaires, la queue devait juste sifler dans l'air, perturbant par exemple un Allosaurus affamé... On peut également penser qu'en temps normal, les claquements de la queue pouvaient servir de lien social entre les membres d'un groupe: claquements réguliers et rassurants d'une Diplodocus mère pour ses petits; claquements plus violents en cas de stress; claquements pour signaler sa présence dans le troupeau et sa position sociale
Depuis sa découverte, le Diplodocus a connu quelques changements importants dans ses reconstitutions par les paléontologues. Au début de leur découverte, les Sauropodes furent victimes de leur taille sans commune mesure avec les animaux actuels et de leur rapprochement avec le groupe cousain des lézards. Ainsi, les premiers Sauropodes furent représentés rampants, la queue traînant sur le sol. Il n'en est rien. Les pistes fossiles laissées par ces animaux montrent qu'il n'y avait que leurs pattes qui touchaient le sol. Deuxième erreur de reconstitution: le Diplodocus possédait des épines dorsales cutanées. C'est une découverte récente qui l'a mise en évidence, en 1992, par le paléontologue américain S. Czerkas. Il a découvert des empreintes fossilisées de la peau d'un Diplodocidé du Wyoming, montrant l'existence d'une rangée d'épines dermiques de forme conique (jusqu'à 18 cm de haut) le long de la queue. Il est probable que cette rangée se prolongeait sur le tronc et le cou, donnant un curieux aspect épineux à l'animal, un peu comme un iguane moderne. Comme elles ne se fossilisent pas, ces épines sont restées insoupçonnées pendant longtemps et montrent combien la reconstitution des dinosaures est difficile lorsque seuls les ossements sont connus. Enfin, une étude approfondie du squelette et sa reconstitution par ordinateur ont montré que le corps du Diplodocus était à l'horizontale, comme un pont suspendu. Le cou et la queue étaient maintenus horizontaux par d'énormes ligaments attachés aux vertèbres. Ainsi, la queue ne pouvait pas trainer par terre même si certains musées continuent de le représenter de cette manière. Le cou horizontal était peu mobile, mais le Diplodocus pouvait quand même tourner la tête en décrivant de longs arcs de cercle, lui permettant de brouter sur un large rayon autour de lui, dans une limite de 90°. De quoi pouvait donc bien se nourrir le Diplodocus ? De végétaux, me direz-vous... Logique pour un Sauropode... Oui, mais pas n'importe quels végétaux du Jurassique. Comme on vient de le voir, les mouvements de son cou l'empêchaient de brouter les cônes et les aiguilles des plus hauts conifères. On peut d'ailleurs se demander si le fait que les cônes mûrissent en général dans les branches les plus hautes n'est pas un stratagème évolutif des conifères destiné à mettre les fruits hors de portée de la plupart des herbivores. En fait, les aliments consommés par le Diplodocus dépendent beaucoup de sa dentition. Si l'on regarde leur crâne d'un peu plus près, on peut remarquer que les Diplodocus sont dotés de dents pointues et situées uniquement sur le devant de la mâchoire. La bouche de ces dinosaures pouvait donc fonctionner comme un peigne ou un rateau ratissant les fougères et la végétation basse. Ce mode d'alimentation provoque une usure accélérée des dents, mais heureusement pour nos amis les Diplos, les dents usées étaient remplacées par de nouvelles. Pour compenser la faible puissance des mâchoires, le Diplodocus avalait également des pierres qui aidaient au broyage des aliments dans l'estomac. Une fois usées et arrondies, ces pierres appelées "gastrolites", étaient rejetées. Leur aspect est caractéristique et a été retrouvé associé à de nombreux autres Sauropodes comme l'Ampelosaure français qui vécu en France 70 millions d'années plus tard. Du fait de leur plus petite taille, les jeunes Diplodocus devaient avoir un régime légèrement différent, composé plutôt de jeunes pousses, de mousses, champignons et petites fougères. Le Diplodocus était donc spécialisé dans le broutage de végétaux, mais cette nourriture est très pauvre d'un point de vue énergétique (c'est pour cela que vous ne verrez jamais un végétarien obèse, sauf s'il vient de commencer son régime...). Comme tous les Sauropodes, le Diplodocus était donc obligé d'engloutir des quantités énormes de nourriture pour subvenir à ses besoins. Autrement dit, il devait probablement passer son temps à manger. On imagine donc aisément l'impact dévastateur d'un troupeau de Diplodocus sur les forêts jurassiques. La luxuriance de cette époque, due à un climat plus humide, a donc permis aux Sauropodes de connaître une expansion considérable sur tous les continents, alors séparés en deux ensembles (la Laurasie et le Gondwana). Ce n'est donc pas un hasard si c'est aux Etats-Unis d'Amérique que les plus grands gisements de Diplodocus ont été retrouvés, dans ce que l'on appelle la formation Morrisson. Elle correspondait au Jurassique en une vaste plaine luxuriante, recouverte de forêts tropicales plus ou moins denses et rongées par des troupeaux de Sauropodes. Selon certains paléontologues, le passage d'un troupeau de Diplodocus aurait pu raser des forêts entières, progressivement remplacées par des steppes puis redevenant des forêts au bout de nombreuses années. Les troupeaux de Diplodocus auraient donc été contraints de vivre en perpétuelle migration. L'appétit du Diplodocus dépendait en grande partie de son métabolisme ("sang chaud" ou "sang froid"). Les animaux homéothermes (= à "sang chaud", comme les Mammifères ou les Oiseaux) dépensent de grandes quantités d'énergie à maintenir leur température autour d'une certaine valeur; ils ont donc besoin de plus de nourriture. Si le Diplodocus était un animal homéotherme, des calculs montrent qu'il lui faudrait ingérer plusieurs dizaines de tonnes de végétaux chaque jour! Cet argument a longtemps été utilisé pour dénigrer l'hypothèse des dinosaures à sang chaud. Or la taille imposante des Diplodocus adultes devait suffire à permettre une certaine inertie thermique: ils devaient mettre longtemps à se réchauffer ou à se refroidir. Ainsi, même s'ils n'avaient pas les mécanismes pour contrôler précisément leur température, les Diplodocus (comme probablement la plupart des Sauropodes) devaient quand même avoir une température interne relativement constante. La meilleure défense des Diplodocus était vraisemblablement la taille imposante des adultes. Les seuls carnivores de l'époques à pouvoir rivaliser avec eux sont les Allosaures. Et pourtant, à côté d'un Diplodocus de 30 mètres de long, n'importe quel Allosaure devait passer pour un nain... Cependant, des traces prouvent que ce Théropode pouvait fort bien s'attaquer à de tels animaux: traces des dents d'Allosaure sur les os d'Apatosaures; piste fossile montrant l'attaque d'un Apatosaure par un Allosaure et superbement mise en scène par les équipes de Sur La Terre des Dinosaures, dans leur épisode consacré à "Big Al". En plus d'une force de dissuasion (taille imposante, queue claquant comme un fouet), le Diplodocus pouvait sans doute se protéger en se redressant sur ses pattes arrières lors d'une attaque, menaçant son adversaire de sa griffe sur sa patte avant. Il est probable que le Diplodocus possédait alors des cotes ventrales ("gastralia") protégeant son ventre d'un éventuel coup de griffe d'un Allosaure. Au contraire, les jeunes Diplodocus étaient beaucoup plus vulnérables et à la merci de petits prédateurs comme l'Ornitholestes. Combien de temps pouvait durer cette période de vulnérabilité chez les Diplodocus? Les Diplodocus pondaient des œufs de la taille d'un ballon de rugby; ainsi, les nouveaux-nés mesuraient un mètre seulement au sortir de l'œuf, à comparer avec les 2,5 mètres de certains Ornitholestes... Des études des ossements fossiles de jeunes Sauropodes ont montré qu'ils ont au début de leur vie un taux de croissance exceptionnel (de l'ordre de 2 kg/jour les premières années), ce qui leur fait atteindre une taille raisonnable en quelques années seulement, les mettant à l'abri de la plupart des prédateurs.
Pendant ce temps, le nombre fait la force: sur la quantité de jeunes Diplodocus sortis des œufs pondus par un troupeau, la plupart feront le festin des carnivores, laissant certains parvenir à la vie adulte. Le sacrifice du nouveau-né fait partie de la stratégie de survie de son espèce et permet ainsi la sélection des plus aptes à échapper à leurs prédateurs. C'est la principe de la sélection naturelle... Contre les grands prédateurs, la taille des jeunes Diplodocus devait sûrement leur permettre de se réfugier dans les profondeurs de la forêt. On peut imaginer que la couleur de leur peau leur servait de tenue de camouflage, mais à moins de ressuciter ces dinosaures, la couleur de la peau des dinosaures restera du domaine de la pure spéculation... Les Diplodocus vivaient probablement en troupeaux de 20 à 30 individus. Les prédateurs ne devaient jamais être très loin, à l'affût des plus vulnérables: jeunes insouciants; malades; Diplodocus en fin de vie... Malheureusement, aucun indice ne permet de savoir quelle était l'organisation de ces troupeaux: y avait-il un animal dominant? Si oui était-il un mâle ou une femelle? etc. La croissance des Diplodocus se poursuivait sans doute tout au long de leur vie, mais à un taux plus faible que pendant l'enfance. Ainsi, de rares ossements découverts et attribués au genre Diplodocus appartenaient à des individus de plus de 40 mètres de long! Il devait donc s'agir de vieux Diplodocus, qui ont vécu suffisamment longtemps pour atteindre une telle taille. Certains paléontologues évoquent la possibilité d'un âge de plusieurs centaines d'années avant d'atteindre cette taille respectable.
Comme dans un épisode du documentaire Sur La Terre des Dinosaures, il est possible d'imaginer tout un écosystème vivant sur la peau des Diplodocus. Ce n'est pas la place qui devait manquer! De petits Ptérosaure auraient pu venir s'y accrocher, se nourrissant des insectes et des parasites vivant à la surface de la peau des Diplodocus, la fiente de ces Ptérosaures finissant par "colorer" la peau de leurs hôtes? Ainsi, rien d'étonnant à ce que le Diplodocus, ce dinosaure si fascinant et si surprenant, soit souvent vu comme le témoin de l'apogée des Sauropodes. Les Sauropodes continueront d'évoluer jusqu'à la disparition des dinosaures, mais l'allègement du squelette ne se poursuivra plus puisqu'il a quasiment atteint ici son maximum. Le Diplodocus est longtemps resté le plus long dinosaure connu, mais il a été détrôné dès les années 1970 par Supersaurus et Ultrasaurus. Plus récemment, Paralititan, découvert en l'an 2000, mesure plus de 25 mètres de long et l'Argentinosaurus plus de 40 mètres!
Triceratops est le dinosaure à cornes le plus connu! C'était aussi le plus commun de son groupe, le plus grand et le plus lourd, pesant près de 10 tonnes... Un énorme casque osseux Son crâne seul, avec sa courte collerette cervicale, mesurait plus de 2 mètres de long. Mais bien que ce dinosaure appartienne à la famille des Cératopsidés à collerette courte, où la corne nasale était, typiquement, plus longue que les frontales, la disposition des cornes chez Triceratops ressemblait plus à celle du groupe à collerette longue. Le Triceratops possédait une corne nasale courte et grosse, deux longues cornes frontales, de plus d'un mètre de long. Chez certaines espèces, les cornes frontales étaient plus longues encore et dépassaient le bec. Le noyau osseux de ces cornes pouvait mesurer 90 cm, mais elles devaient être encore plus longues de son vivant à cause des structures cornées qui les recouvraient, comme les bovins actuels. De plus, contrairement aux autres membres de son groupe comme Centrosaurus, Triceratops avait une collerette cervicale constituée d'une lame osseuse pleine. Le fait qu'elle n'était pas trouée suggère que son rôle principal était de défense plutôt que de point d'ancrage pour les muscles des mâchoires. Chez certaines espèces, des boutons pointus hérisaient les bords de la collerette, offrant une protection supplémentaire. Vascularisée, cette collerette pouvait sans doute faire office de régulateur thermique, libérant la chaleur ou l'emmagasinant selon qu'il se trouvait à l'ombre ou au soleil. Avec cette tête énorme mais très osseuse, on aurait pu penser que Tricératops avait un tout petit cerveau, d'autant plus que les dinosaures ne sont pas réputés pour leurs capacités cérébrales. Cependant, des moulages de sa cavité endocrânienne (de la taille d'une petite main humaine) montrent que son cerveau n'est pas seulement de bonne taille pour un reptile, mais sa structure est assez complexe, ce qui indique que cet animal n'était pas si "stupide". Les chercheurs qui ont étudié les moulages ont conclu que les grands Cératopsiens étaient plus rapides et plus agiles que les Stégosaures, mais qu'ils étaient plus lents que des Ornithopodes et des Théropodes, avec des sens moins développés. La structure crânienne massive du Tricératops a pu se fossiliser plus aisément que celle d'autres crânes moins robustes. Ainsi, des centaines de spécimens bien préservés ont été récoltés dans l'ouest de l'Amérique du Nord, dont plus de 500 crânes découverts par l'Américain Barnum Brown à la fin du XIXe siècle. L'affluence de fossiles de ce dinosaure a très certainement contribué à la forte popularité dont il jouit aujourd'hui encore, d'autant plus que se retrouver nez à nez avec un crâne (fossile!) de Tricératops, est impressionnant et inoubliable. La morphologie caractéristique des Cératopsiens Le groupe des Cératopsiens, auquel appartient Triceratops, comprend de nombreux dinosaures d'allures variées, mais partageant de nombreux caractères: ce sont de grands animaux quadrupèdes, avec une queue relativement courte car elle n'a plus le rôle de contrepoids (contrairement à la plupart des dinosaures: Tyrannosaure, Apatosaure, Vélociraptor, etc.), leurs membres postérieurs sont robustes, en forme de piliers et beaucoup plus longs que les membres antérieurs. Cette grande différence de longueur conforte l'idée que les grands Cératopsidés dérivent d'ancêtres bipèdes comparables à Psittacosaurus ou Microceratops.
Les membres antérieurs sont donc courts mais solides avec de grandes crêtes osseuses permettant l'insertion de muscles puissants. Ces muscles s'inséraient sur de grandes crêtes osseuses, ce qui a permis une bonne reconstitution de la musculature des membres antérieurs des Cératopsidés. Il marchait sur la pointe des pieds. Les contraintes imposées à de tels membres antérieurs sont assez claires: la tête étant très lourde, les pattes avant supportaient un poids considérable. De plus, le balancement de cette tête pour brouter et son rôle dans les combats permettent d'en déduire que la puissance et la robustesse des membres antérieurs étaient remarquables. On peut se faire une idée du poids énorme de la tête de ces dinosaures en observant la structure des vertèbres cervicales: les trois premières vertèbres situées juste derrière le crâne sont fusionnées, formant une structure osseuse monobloc. Ainsi, pour supporter le poids de la tête, de nombreuses adaptations ont été nécessaires, dont une rigidification du cou.
De puissantes cornes très utiles Beaucoup de crânes, de cornes et de collerettes cervicales ont été retrouvés endommagés et épars. Cela suggère que les Triceratops se battaient entre eux, en entrechoquant leurs cornes et en donnant des coups de lames céphaliques; une partie creuse dans le sommet du crâne amortissait le choc et protégeait le cerveau. Ils réservaient les cornes aiguës pour leurs vrais ennemis, tels Tyrannosaurus ou Albertosaurus. Confrontés à ces carnivores, le troupeau de Triceratops devait se regrouper, avec ses plus jeunes au centre et les mâles devant le prédateur, qui se retrouvait ainsi face à une rangée de cornes suffisamment puissantes pour être dissuasives. Isolé, un Triceratops pouvait peut-être espérer rester en vie en chargeant son agresseur, mais, contrairement aux actuels rhinocéros, sans aller jusqu'à l'impact qui aurait été trop violent à encaisser étant donné le poids du crâne (voir le paragraphe précédent). Mais les cornes des antilopes et celles de nombreux autres grands mammifères ongulés actuels servent à établir une hiérarchie sociale au sein de ces communautés animales et représentent le moyen de conquérir ou de préserver un territoire, surtout entre mâles (les luttes entre cerfs en sont un bon exemple). La variété dans la forme des cornes et des bois serait donc une parure associée à certains comportements plutôt qu'un simple moyen de décourager les prédateurs. En ce qui concerne son régime alimentaire, les paléontologues ne sont pas encore sûrs. En effet, l'énorme mâchoire portait, en arrière du bec, de longues séries de dents empilées en colonnes serrées. Ce n'étaient pas des molaires à proprement parler, car leur action consistait à glisser verticalement les unes contre les autres, comme de vastes cisailles. Ce système dentaire est unique dans le monde animal. Les végétaux broutés par le Tricératops devaient être extrêmement fibreux, nécessitant d'être hachés, plutôt que d'être broyés par des molaires de type conventionnel. Son menu devait donc se composer de conifères, cycas et plantes à fleurs.
Dans le Montana (aux Etats-Unis), les os de Triceratops et de Tyrannosaurus se rencontrent à quelques mètres du sommet des sédiments les plus récents du Crétacé. Ces dinosaures remarquablement adaptés furent donc parmi les derniers qui vécurent jamais sur Terre. Des problèmes de classification... La division des Cératopsidés d'après la forme de leur collerette est pratique pour les partager, mais elle est plus qu'incertaine et la validité de cette séparation fait l'objet de polémiques. La position de Triceratops donne un bon exemple des problèmes engendrés par cette classification: bien qu'il ait effectivement une collerette relativement courte, il ne partage pas tous les caractères des autres formes de son groupe. Il a notamment de longues cornes pointues au-dessus des yeux et une petite corne nasale, ce qui semble être une combinaison typique des formes à collerette longue. Ainsi, Triceratops serait-il une forme de Cératopsidé à collerette longue chez qui la corne serait plus courte que la normale , ou bien cet animal est-il une forme à collerette courte qui possède le type de cornes rencontré habituellement chez les formes à collerettes longues? Ou encore: est-il l'exception qui confirme la règle ou faut-il revoir cette classification?
Il existe 9 espèces de Tricératops: Triceratops horridus, T. albertensis, T. alticornis, T. eurycephalus, T. galeus, T. ingens, T. maximus, T. prorsus, T. sulcatus. Mais de nombreux spécimens qui avaient d'abord été décrits comme des espèces séparées sont aujourd'hui rassemblés, de nombreux travaux ayant montré que ce sont soit des variations individuelles normales, soit des jeunes individus, soit un dimorphisme sexuel. Par exemple, T. calicornus, T. elatus, T. flabellatus, T. obtusus et T. serratus correspondent en fait seulement à T. horridus.
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